ah-ha-ha... très drôle! C'était pas une blague? ah....bon...désolée; alors voilà une réponse sérieuse....
Regardez les bulletins, les écrits voire même les CV de nos jeunes adultes et comptez-y le nombre de fautes...ça répondra à votre question.Pas convaincu? Posez-leurs des questions sur l'histoire régionale, québécoise ou canadienne...sur l'actualité politique, sur la géographie, ça finira peut-être par vous sonner une cloche (ici, je m'arrête pour mentionner que je ne m'attaque aucunement aux jeunes eux-mêmes, mais bien au système d'éducation qui néglige grossièrement non seulement sa tâche, mais aussi et surtout le potentiel de ces jeunes et jeunes adultes qui feront notre société de demain...qui la constituent déjà en grande part)
Et là, je ne parlais que du "régulier"...que dire, alors des classes d'adaptation? Le contenu et l'encadrement s'y fait trop souvent selon la théorie de la garderie ..on les y case et on travaille sur leur comportement..c'est pas mauvais en soi, sauf que nombreux y sont les jeunes qui auraient le potentiel d'améliorer leur français, maths-calcul de base, culture générale (géo de base, histoire, musique, théâtre, langue seconde parlée...); que ce soit l'un ou plusieurs de ces items à la fois, pour devenir une personne fonctionnelle et relativement rentable pour la société, y gagner un peu de sous et beaucoup d'estime personnelle surtout. Mais non, on les catalogue "1ere année primaire" dans tout, pour le reste de leur vie (même avec des "A" dans certaines matières, et ils piétinent, piétinent...jusqu'à ce que 1-les parents se mettent à "chialer" pour que leur rejeton avance un peu plus (ce qui implique un chialage constant, et une supervision constante en risquant le climat entre l'élève concerné et ses profs... ou 2- les parents et/ou l'élève se tanne et sort du système scolaire pour le reléguer à son chèque mensuel et les ateliers de travail...
Ma fille est dans une de ces classes d'adaptation...dans une poly régulière, son secteur étant très bien caché dans une section à part derrière 2 corridors de casiers et de locaux professionnels...ils n'ont que très peu de contacts réels avec les élèves du régulier (bonjour l'intégration!) et apprennent à faire de très bons muffins ou brownies...(wow! ça se glisse tellement bien dans un CV!) Elle a 19 ans, et à force de chialer pour elle et de leur mettre sur le nez qu'elle réussissait très bien dans des cours privés hors poly, ils ont finit par commencer à lui inculquer les notions de multiplication et de fractions l'an dernier....(il y avait portant longtemps qu'elle jouait avec ces principes dans ses jeux d'ordi éducatifs...mais personne ne semblait croire qu'elle avait peut-être le potentiel au moins de comprendre et travailler la base de ces notions...!) C'est une bataille constante pour qu'elle puisse arriver à gagner un peu d'autonomie par l'éducation...À l'école on s'acharne à leur montrer ce qu'ils devraient apprendre à la maison (faire le lavage, faire la cuisine, travailler aux ateliers manuels-sablage, coupage et emballage de bois d'allumage, prendre l'autobus, faire des "recherches" sur internet-mais à la maison, ma fille est pourtant incapable de se débrouiller seule avec Google et de comprendre sur quels liens cliquer?!-...mais on refile aux parents le fardeau de "jouer au prof" et de leur montrer à lire, écrire correctement, calculer pour pouvoir faire leurs courses,etc...sans compter le reste de la culture générale qui pourrait rendre leur conversation plus intéressante et constructive pour les relations inter-personnelles....Accessibilité? Que dire des magnifiques programmes arts-sports-loisirs? Formule qui aurait été tout à fait géniale justement pour la clientèle en difficulté (déficience intell., comportementale, déficience physique, motivationnelle, etc); puisque ces programmes misent sur les forces et intérêts des jeunes tout en leur offrant la possibilité de s'instruire...mais ils ne sont réservés qu'à l'élite qui réussi déjà très bien (et dont les parents sont généralement relativement aisés, ne se le cachons pas...) Accessibilité?! Qualité? Quand on corrige les fautes d'orthographe faites par les éducateurs ou profs dans les notes qu'ils vous rédigent dans l'agenda du jeune, on peut s'en interroger....Et quand on rencontre une éducatrice qui a à peine 3 ou 4 ans de plus que les jeunes sur lesquels elle devrait avoir un minimum d'autorité et pour qui elle devrait être une ressource...ou quand un jeune développe un problème alimentaire à cause d'une enseignante qui a déclaré en pleine classe que "toutes les viandes sont grasses" (alors que les problèmes de troubles alimentaires vont en augmentant à une vitesse effarante...) et que l'on essaie de chercher la collaboration des intervenants scolaires et qu'on vous "niaise" en vous disant que le jeune en question "n'est sûrement pas encore anorexiques, hein?" Quand on prend les parents pour de parfaits imbéciles? Quand un jeune déficient léger se fait cataloguer à sa rentrée au secondaire par la psy de l'école comme étant déficient moyen afin, nous dit-on, de bénéficier de la possibilité de fréquenter l'école jusqu'à 21 ans...mais aussi et surtout afin que l'école puisse obtenir les subventions qui vont avec l'accueil de ces jeunes...(et pourtant, on n'a pas plus d'éducateurs compétents, d'activités adaptées,de matière, pas plus d'intégration) Les profs débordent, "burn-out" parce que non préparés adéquatement, non supportés, parce que catapultés dans des sphères qui demandent plus qu'un BAC en éducation...
Au régulier ça ne vaut guère plus à bien des endroits...pourquoi tant de décrocheurs? Peut-être parce qu'ils ont vraiment l'impression de perdre leur temps,qu'ils n'ont pas de défis à relever, pas de support nécessaire, pas de matière intéressante, donnée de façon constructive et visiblement productive?
Qualité et accessibilité? Naannn,trop de réformes, pas assez de français, de maths, d'anglais, de cours de base, simples et efficaces qu'ils étaient pour nous dans la quarantaine et pour ceux nous ayant précédé...Cessez de réformer, et instruisez!