• Pourquoi lorsque la lune apparaît au ciel, sa beauté éclipse toutes les étoiles ?

    Meilleure réponse : C'est l'effet d'un mirage, la proximité d'un éclairage rend inutile toute autre illumination éloignée. Ce qui est plus proche comme source de bonheur rend à l'âme une exaltation d'accomplissement dans l’immédiate. C'est normal, car en nous on a aussi une étoile, un soleil qui... afficher plus
    Meilleure réponse : C'est l'effet d'un mirage, la proximité d'un éclairage rend inutile toute autre illumination éloignée. Ce qui est plus proche comme source de bonheur rend à l'âme une exaltation d'accomplissement dans l’immédiate. C'est normal, car en nous on a aussi une étoile, un soleil qui n'attend que s'exalter... :)
    6 réponses · Il y a 3 jours
  • Que pensez vous de la Vulnérabilité - d'après vous faut-il l'anesthésier voire l'annihiler?

    Que pensez vous de la Vulnérabilité - d'après vous faut-il l'anesthésier voire l'annihiler?

    :~:~:~: la Force de la Porcelaine Je cours et je tombe… me casse et m’affole, Pareille à cette porcelaine si fine et transparente Que brise la violence du choc en atteignant le sol, Frêle et vulnérable, me jetant dans la tourmente Chaque fêlure même éphémère, meurtrit ma chair Et l’angoisse dans mon sein... afficher plus
    :~:~:~: la Force de la Porcelaine Je cours et je tombe… me casse et m’affole, Pareille à cette porcelaine si fine et transparente Que brise la violence du choc en atteignant le sol, Frêle et vulnérable, me jetant dans la tourmente Chaque fêlure même éphémère, meurtrit ma chair Et l’angoisse dans mon sein face à cette déveine Crispe mon cœur de jade aux constantes si chères Mon sang coule plus rapide dans mes veines… Je me relève étourdie… secouée de frissons… Rassemblant mes morceaux… les donner à souder… Ou me retirer du monde loin des discussions ? Quel dilemme… m’obligeant à barouder ! J’ai peur et je tremble… gémis et je pleure Cette précarité me déstabilise et m’émeut.. Repue de fatigue et de fièvre, je me leurre Hélas, oui… mes espoirs sont si nombreux ! cherchant quelques forces dans ma faiblesse Mes gestes doivent reprendre leurs fonctions. Sans plainte pour ne pas faire fuir la sagesse… Abandonnant ma retraite et séchant ma sudation Ô toi, mon âme.. Quels secrets portes-tu encor ? Quelles ombres planent éloignant la guérison Pour qu’aucun dictame ne puisse soulager ce corps ? Dis-moi quelle atonie t’emmure dans cette prison ? Je crie et m‘écrie … me bats et me débats Qu’Est-ce qui fait des effets si contradictoires ? Me sentant perdue ayant longtemps porté un bât Fragile mais libérée ne devrai-je pas chanter « Victoire !» ? Copyright © Riha de Jade passez une excellente fin de semaine
    8 réponses · Il y a 1 semaine
  • Que pensez vous de ma nouvelle chanson ?

    Je t'aime à en perdre la raison hanhan tu est ma dulciné hanhan yeah oui toi chérie je vais te faire tourné la tête yesai à en perdre la tête Tu es ma lune je t'aime. Ne sois pas peur hanhan yeah ma chérie je vais te faire l'amour doucement et sensuellement lalala ne fais jamais pleuré une fille... afficher plus
    Je t'aime à en perdre la raison hanhan tu est ma dulciné hanhan yeah oui toi chérie je vais te faire tourné la tête yesai à en perdre la tête Tu es ma lune je t'aime. Ne sois pas peur hanhan yeah ma chérie je vais te faire l'amour doucement et sensuellement lalala ne fais jamais pleuré une fille délicate ne fait jamais pleuré une fille délicate on va baiser lalala tu ne me verra pas yeah yeah yeah i'm in love ho ho ho ha ha
    8 réponses · Il y a 1 semaine
  • Je cherche à comprendre cette poèsie?

    Si je n'ai jamais mis en colliers les perles de la prière, Je ne t'ai jamais caché cette poussière de péchés qui souille mon visage ; C'est pourquoi je ne désespère pas de ta miséricorde, Car je n'ai jamais dit que le Un était Deux. Omar Khayyam
    Si je n'ai jamais mis en colliers les perles de la prière, Je ne t'ai jamais caché cette poussière de péchés qui souille mon visage ; C'est pourquoi je ne désespère pas de ta miséricorde, Car je n'ai jamais dit que le Un était Deux. Omar Khayyam
    7 réponses · Il y a 2 semaines
  • Que pensez-vous de ce quatrain?

    Ne vaut-il pas mieux te dire mes secrètes  pensées dans une taverne    Que me prosterner sans Toi devant le Mihrab ? O Toi le Premier et le Dernier de tous les êtres,    Donne-moi l’Enfer ou le Ciel, mais fais de moi ce que tu veux.
    Ne vaut-il pas mieux te dire mes secrètes  pensées dans une taverne    Que me prosterner sans Toi devant le Mihrab ? O Toi le Premier et le Dernier de tous les êtres,    Donne-moi l’Enfer ou le Ciel, mais fais de moi ce que tu veux.
    7 réponses · Il y a 2 semaines
  • Nous retrouverons-nous armé(e)s seulement de regrets... quand "le Seigneur de la Mort frappera"?

    Nous retrouverons-nous armé(e)s seulement de regrets... quand "le Seigneur de la Mort frappera"?

    Meilleure réponse : Aucun “Or” du monde me ferais oublier mes gosses...

    C ma collonne vertebrale...
    Meilleure réponse : Aucun “Or” du monde me ferais oublier mes gosses...

    C ma collonne vertebrale...
    4 réponses · Il y a 1 mois
  • Vous cherchez l'âme sœur...?

    Meilleure réponse : T'as qlq chose à me le proposer , (Une femme mûre , une Cougar !? ) hihihi...

    Bonne fin de soirée de Dimanche....
    Meilleure réponse : T'as qlq chose à me le proposer , (Une femme mûre , une Cougar !? ) hihihi...

    Bonne fin de soirée de Dimanche....
    5 réponses · Il y a 1 mois
  • Y a-t-il un ailleurs ...?

    Meilleure réponse : Ailleurs, tous est ailleurs, beaucoup plus loin Pour y aller, il n’y a pas de bon chemin C’est un joli coin perdu, isolé de tout Quelque part, on ne saura jamais ou. Ailleurs, toujours ailleurs, nous pouvons tous trouver Le secret de la vie et la force d’aimer La sagesse des fous, la folie des sages La beauté d’un... afficher plus
    Meilleure réponse : Ailleurs, tous est ailleurs, beaucoup plus loin
    Pour y aller, il n’y a pas de bon chemin
    C’est un joli coin perdu, isolé de tout
    Quelque part, on ne saura jamais ou.

    Ailleurs, toujours ailleurs, nous pouvons tous trouver
    Le secret de la vie et la force d’aimer
    La sagesse des fous, la folie des sages
    La beauté d’un endroit beaucoup plus sauvage

    Ailleurs, toujours ailleurs, écoutons le silence
    Celui de la guerre, du repos d’un guerrier
    Celui du chemin qui reconduit à l’enfance
    Ou soudain tout n’est plus qu’illusion et bonté

    Ailleurs, encore ailleurs, nous goûterons la joie de vivre
    La joie de faire n’importe quoi et d’être libre
    Paresser toute la journée au bord d’un étang
    Chercher à repousser la nuit et arrêter le temps

    Ailleurs, partout ailleurs, je t’aimerai mon Amour
    Te suivant à chaque pas, jour après jour
    J’ensoleillerai ta vie, enchanterai tes nuits
    Ailleurs, nul part ailleurs, je ne te quitterai

    Tu es ma raison de vivre à tout jamais
    Et je mourrai, je croix, si je découvrais ma peur
    De ne plus sentir prés de toi les battements de ton cœur

    Ailleurs, si loin d’ailleurs, nous pouvons être heureux
    Le bonheur d’être aimé se lit dans tes yeux
    Rien ni personne ne pourra jamais nous séparer
    D’ailleurs, si cet ailleurs existe vraiment

    Nous trouverons le paradis qu’on cherche tant
    Et si avant toi, je découvrais cette merveille
    Je jure de te garder une place au soleil
    Mon amour
    9 réponses · Il y a 2 mois
  • Qu'est-ce qui pourrait vous faire perdre votre " sang froid" - sinon gardez vous toujours le contrôle devant "l'émoi envahissant"?

    Qu'est-ce qui pourrait vous faire perdre votre " sang froid" - sinon gardez vous toujours le contrôle devant "l'émoi envahissant"?

    :~:~:~: Le vampire Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon cœur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine ; - Infâme à qui je suis lié Comme le forçat à la chaîne, Comme au jeu le joueur têtu, Comme à la bouteille... afficher plus
    :~:~:~: Le vampire Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon cœur plaintif es entrée ; Toi qui, forte comme un troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine ; - Infâme à qui je suis lié Comme le forçat à la chaîne, Comme au jeu le joueur têtu, Comme à la bouteille l'ivrogne, Comme aux vermines la charogne, - Maudite, maudite sois-tu ! J'ai prié le glaive rapide De conquérir ma liberté, Et j'ai dit au poison perfide De secourir ma lâcheté. Hélas ! le poison et le glaive M'ont pris en dédain et m'ont dit : " Tu n'es pas digne qu'on t'enlève A ton esclavage maudit, Imbécile ! - de son empire Si nos efforts te délivraient, Tes baisers ressusciteraient Le cadavre de ton vampire ! " Charles BAUDELAIRE (1821-1867- 46 ans) - Les fleurs du mal je vous souhaite une agréable journée
    8 réponses · Il y a 2 mois
  • A quoi servent les poils du cul?

    13 réponses · Il y a 2 mois
  • On a tous besoin d'un ami, n'est-ce pas ?

    Meilleure réponse : Avenir. Par Bernard De l'Océan Ta vie est faite d'un sourire. Ton existence est de sommeil. C'est une étoile qui te mire, Comme une larme de soleil. Mon songe est un pays où tel un rêve blême, Tu te fait de moi, seul, dans les ruines des jours. Sur les nuits constellées te ferai-je la même? Le... afficher plus
    Meilleure réponse : Avenir.
    Par Bernard De l'Océan




    Ta vie est faite d'un sourire.
    Ton existence est de sommeil.
    C'est une étoile qui te mire,
    Comme une larme de soleil.


    Mon songe est un pays où tel un rêve blême,
    Tu te fait de moi, seul, dans les ruines des jours.
    Sur les nuits constellées te ferai-je la même?
    Le même a comme toi ses ailes de toujours.


    Et toi forte de ton pouvoir,
    Sirène au regard étoilé,
    Tu me sauves de mon savoir
    Et de mon piège de clarté,


    Tu rêvera la nuit sans brume
    Où multitude, nous serons
    Loin des mirages d'amertume
    Vers la lumière de nos fronts


    Avenir.
    Par Bernard De l'Océan

    ©Copyright 2007,2008
    7 réponses · Il y a 2 mois
  • Le lever du Soleil est-il un moment magique pour vous?

    Le lever du Soleil est-il un moment magique pour vous?

    Meilleure réponse : Tu viens de nous offrir un moment magique .je peux affirmer que les plus grands poétes partageraient s'ils étaient encore vivants ce même sentiment il y a la photo ,les sons,la musique ,les fragrances ,sans oublier l'extase. Aussi,pour cette magie, je te dis Merci... afficher plus
    Meilleure réponse : Tu viens de nous offrir un moment magique .je peux affirmer que les
    plus grands poétes partageraient s'ils étaient encore vivants ce même sentiment
    il y a la photo ,les sons,la musique ,les fragrances ,sans oublier l'extase.
    Aussi,pour cette magie, je te dis Merci !


    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiq...
    14 réponses · Il y a 2 mois
  • Qu'est-ce qui est éternel?

    Meilleure réponse : Bonsoir Orion, Je pense que cette citation répond à ta question : L'espérance L'espérance est une prévision de l'éternité ; elle fait comme par avance circuler notre âme dans l'infini, elle embellit la vie future des plus belles couleurs, et la compose des joies les plus suaves que... afficher plus
    Meilleure réponse : Bonsoir Orion,
    Je pense que cette citation répond à ta question : L'espérance

    L'espérance est une prévision de l'éternité ; elle fait comme par avance circuler notre âme dans l'infini, elle embellit la vie future des plus belles couleurs, et la compose des joies les plus suaves que l'imagination puisse inventer.
    Citation de Louis-Auguste Martin ; L'esprit moral du XIXe siècle (1855)


    Bonjour Orion,

    Fabriquer son éternité, dans un court temps,
    Demain peut-être, imaginer, un bref instant,
    Que les règles du jeu, imaginées par les Dieux,
    Inversent les aiguilles, dévoilent le mystérieux

    Engrenage du temps, qui nous pousse en avant,
    D'un monde sans fin, sans demain, et sans présent.
    Retenir ainsi prisonniers, ton corps, ton âme,
    Oh toi Amour, l'éternité brûle dans mes flammes.

    Éternité, tu n'es qu'une illusion, je sais
    L'Univers même, n'a jamais porté ton grand nom,
    Mais retiens dans mon cœur, cette belle chose qui me plait,
    Que mon amour ait l'éternité pour maison.

    Line
    11 réponses · Il y a 2 mois
  • Poésie Les vents?

    Meilleure réponse : Magnifique ton poème. NEPTUNE ET POSÉIDON Neptune et Poséidon, Célèbrent leur passion. L’océan en flots échevelés Avec Eole en liberté, Jettent l’ancre sur les rochers. Les vagues se brisent en étincelles, Emportées par leur fougue se flagellent Se déchaînent en écumes fleuries, Dans la tempête de leur... afficher plus
    Meilleure réponse : Magnifique ton poème.


    NEPTUNE ET POSÉIDON

    Neptune et Poséidon,
    Célèbrent leur passion.
    L’océan en flots échevelés
    Avec Eole en liberté,
    Jettent l’ancre sur les rochers.
    Les vagues se brisent en étincelles,
    Emportées par leur fougue se flagellent
    Se déchaînent en écumes fleuries,
    Dans la tempête de leur vie.
    Elles se creusent dans une plainte éternelle,
    En se brisant encore plus belles.
    Les flux et les reflux, libres, mais meurtris,
    Pleurent en s’épuisant, irréelle agonie.
    Neptune et Poséidon, s’agitent avec frénésies,
    Dans un spectacle Éolien plein de fantaisies.
    Les goélands battent les voiles blanches,
    Sur la mer démontée les mâts se penchent,
    L’océan défie la puissance des dieux,
    Sa fougueuse magnificence inonde les yeux.
    V-lagardere
    7 réponses · Il y a 2 mois
  • Connaissez-vous cette école des poètes?

    Meilleure réponse : Bonsoir ma Linette j'aime beaucoup ton poème, Dieu MERCI la poésie n'est plus réservée à la seule élite des salons - mais ouverte à toutes et à tous voici les Conseils de Jacques Roubaud, à un jeune poète de douze ans. Le Lombric Dans la nuit parfumée aux herbes de Provence, Le lombric se réveille et... afficher plus
    Meilleure réponse : Bonsoir ma Linette

    j'aime beaucoup ton poème, Dieu MERCI la poésie n'est plus réservée à la seule élite des salons - mais ouverte à toutes et à tous

    voici les Conseils de Jacques Roubaud, à un jeune poète de douze ans.

    Le Lombric

    Dans la nuit parfumée aux herbes de Provence,
    Le lombric se réveille et bâille sous le sol,
    Étirant ses anneaux au sein des mottes molles
    Il les mâche, digère et fore avec conscience.

    Il travaille, il laboure en vrai lombric de France
    Comme, avant lui, ses père et grand-père ; son rôle,
    Il le connaît. Il meurt. La terre prend l’obole
    De son corps. Aérée, elle reprend confiance.

    Le poète, vois-tu, est comme un ver de terre
    Il laboure les mots, qui sont comme un grand champ
    Où les hommes récoltent les denrées langagières ;

    Mais la terre s’épuise à l’effort incessant !
    Sans le poète lombric et l’air qu’il lui apporte
    Le monde étoufferait sous les paroles mortes.

    Jacques Roubaud, Les Animaux de tout le monde, Seghers, 1983.

    et comme le dit Ali Ahmad Saïd Esber : 'la poésie rend la vie sur terre plus belle, moins éphémère, moins misérable '

    encore merci d'être là

    passe une bonne fin de soirée
    5 réponses · Il y a 2 mois
  • Un poème d'amour en cette fin d'après-midi ?

    Meilleure réponse : un grand bonheur de lire ça sur yahoo
    Meilleure réponse : un grand bonheur de lire ça sur yahoo
    5 réponses · Il y a 2 mois
  • Il y a une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous.?

    Meilleure réponse : Levez les yeux ! C'est moi qui passe sur vos têtes, Diaphane et léger, libre dans le ciel pur ; L'aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes, Je plonge et nage en plein azur. Comme un mirage errant, je flotte et je voyage. Coloré par l'aurore et le soir tour à tour, Miroir aérien, je reflète au... afficher plus
    Meilleure réponse : Levez les yeux ! C'est moi qui passe sur vos têtes,
    Diaphane et léger, libre dans le ciel pur ;
    L'aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes,
    Je plonge et nage en plein azur.

    Comme un mirage errant, je flotte et je voyage.
    Coloré par l'aurore et le soir tour à tour,
    Miroir aérien, je reflète au passage
    Les sourires changeants du jour.

    Le soleil me rencontre au bout de sa carrière
    Couché sur l'horizon dont j'enflamme le bord ;
    Dans mes flancs transparents le roi de la lumière
    Lance en fuyant ses flèches d'or.

    Quand la lune, écartant son cortège d'étoiles,
    Jette un regard pensif sur le monde endormi,
    Devant son front glacé je fais courir mes voiles,
    Ou je les soulève à demi.

    On croirait voir au loin une flotte qui sombre,
    Quand, d'un bond furieux fendant l'air ébranlé,
    L'ouragan sur ma proue inaccessible et sombre
    S'assied comme un pilote ailé.

    Dans les champs de l'éther je livre des batailles ;
    La ruine et la mort ne sont pour moi qu'un jeu.
    Je me charge de grêle, et porte en mes entrailles
    La foudre et ses hydres de feu.

    Sur le sol altéré je m'épanche en ondées.
    La terre rit ; je tiens sa vie entre mes mains.
    C'est moi qui gonfle, au sein des terres fécondées,
    L'épi qui nourrit les humains.

    Où j'ai passé, soudain tout verdit, tout pullule ;
    Le sillon que j'enivre enfante avec ardeur.
    Je suis onde et je cours, je suis sève et circule,
    Caché dans la source ou la fleur.

    Un fleuve me recueille, il m'emporte, et je coule
    Comme une veine au cœur des continents profonds.
    Sur les longs pays plats ma nappe se déroule,
    Ou s'engouffre à travers les monts.

    Rien ne m'arrête plus ; dans mon élan rapide
    J'obéis au courant, par le désir poussé,
    Et je vole à mon but comme un grand trait liquide
    Qu'un bras invisible a lancé.

    Océan, ô mon père ! Ouvre ton sein, j'arrive !
    Tes flots tumultueux m'ont déjà répondu ;
    Ils accourent ; mon onde a reculé, craintive,
    Devant leur accueil éperdu.

    En ton lit mugissant ton amour nous rassemble.
    Autour des noirs écueils ou sur le sable fin
    Nous allons, confondus, recommencer ensemble
    Nos fureurs et nos jeux sans fin.

    Mais le soleil, baissant vers toi son œil splendide,
    M'a découvert bientôt dans tes gouffres amers.
    Son rayon tout puissant baise mon front limpide :
    J'ai repris le chemin des airs !

    Ainsi, jamais d'arrêt. L'immortelle matière
    Un seul instant encor n'a pu se reposer.
    La Nature ne fait, patiente ouvrière,
    Que dissoudre et recomposer.

    Tout se métamorphose entre ses mains actives ;
    Partout le mouvement incessant et divers,
    Dans le cercle éternel des formes fugitives,
    Agitant l'immense univers.

    Le nuage
    Poèmes de Louise Ackermann
    14 réponses · Il y a 2 mois
  • Bonjour lorsque le ciel s'éteint à quoi pensez vous? En vers ou en prose merci:)?

    Meilleure réponse : Bonsoir Caprine, Jolie question et beau poème qui invite au rêve... Je t'en propose un que j'ai écrit il y a quelques années : Mon Ciel, Mon ciel de lit m’entoure et m’enveloppe, Il est fait de nuages gris et bleus, Au matin quand je le vois il me dope, Et ses angelots me suivent des yeux. En... afficher plus
    Meilleure réponse : Bonsoir Caprine,
    Jolie question et beau poème qui invite au rêve...

    Je t'en propose un que j'ai écrit il y a quelques années :

    Mon Ciel,

    Mon ciel de lit m’entoure et m’enveloppe,
    Il est fait de nuages gris et bleus,
    Au matin quand je le vois il me dope,
    Et ses angelots me suivent des yeux.

    En tirant les rideaux, je le contemple,
    Haut, grand, pur et fier comme un ciel d’été,
    Illuminée par le soleil j’en tremble,
    J’ai presque peur de tant d’immensité.

    Le soir je retrouve mon ciel de lit,
    Je lis la lettre que tu m’as écrit
    Alors soudain tout mon corps se replie,
    D’un sanglot je laisse échapper un cri.
    6 réponses · Il y a 2 mois