• Le néant, c'est quoi au juste, merci?

    17 réponses · Physique · Il y a 1 semaine
  • Est-ce une bonne idée de remplacer les lumières des routes, ou des villes, par de la lumière venant de satellites?

    Est-ce une bonne idée de remplacer les lumières des routes, ou des villes, par de la lumière venant de satellites?

    L'éclairage serait de 8 fois celui de la pleine Lune et pourrait être changé et viser avec une précision de quelques dizaines de mètres. Une utilisation en cas de catastrophe ou grave incident sur Terre pourrait être envisagée. Qu'en pensez-nous ? https://www.francetvinfo.fr/sciences/esp...
    L'éclairage serait de 8 fois celui de la pleine Lune et pourrait être changé et viser avec une précision de quelques dizaines de mètres. Une utilisation en cas de catastrophe ou grave incident sur Terre pourrait être envisagée. Qu'en pensez-nous ? https://www.francetvinfo.fr/sciences/esp...
    5 réponses · Astronomie et espace · Il y a 4 jours
  • Bientôt je vais en vacances voir ma familles mais je n’ai pas assez de sous pour acheter des cadeaux pour toutes l famille que faire ? SVP?

    Je cherche des petits cadeaux pas cher made in France mais quoi ? Tout il m semble cher :(
    Je cherche des petits cadeaux pas cher made in France mais quoi ? Tout il m semble cher :(
    6 réponses · Sciences et mathématiques - Divers · Il y a 6 jours
  • C'est quoi cette histoire de 6 Metres carres?

    Meilleure réponse : 3mx2m=6m2
    Meilleure réponse : 3mx2m=6m2
    9 réponses · Sciences et mathématiques - Divers · Il y a 1 semaine
  • Ces suisses alors ! Vous trouvez pas génial cette idée de stocker de l'énergie sous forme gravitaire avec des gros blocs de béton hissés?

    Meilleure réponse : Ça n'est vraiment, vraiment, vraiment pas nouveau. Je ne sais pas quelle est l'innovation ici. L'article n'en dit rien. J'imagine, puisqu'ils ont levé des fonds, qu'il y en a une (les financeurs ne sont pas toujours très compétents. Mais quand même, ils ont forcément entendu parler de... afficher plus
    Meilleure réponse : Ça n'est vraiment, vraiment, vraiment pas nouveau.
    Je ne sais pas quelle est l'innovation ici. L'article n'en dit rien. J'imagine, puisqu'ils ont levé des fonds, qu'il y en a une (les financeurs ne sont pas toujours très compétents. Mais quand même, ils ont forcément entendu parler de ces méthode de stockage d'énergies plus vieilles encore que la notion d'énergie renouvelable). Peut-être qu'ils ont optimisé les coûts en "robotisant" leurs grues (ce qui évite d'avoir à mettre autant de turbines qu'il y a de blocs, et donc diminue le coût par wh stocké). Peut-être qu'ils ont une techno spécifique pour empiler des blocs de béton de façon plus dense et plus sûre.

    Mais en tous cas, l'idée d'utiliser l'énergie potentielle de gravitation pour stocker, c'est pas nouveau du tout. Déjà, c'est ce que font depuis tout le temps les usines hydroélectriques qui pompent de l'eau (remonter de l'eau du bas du barrage vers le haut) quand elles ont de l'électricité en trop.
    Mais même sous forme "solide", il y a belle lurette que ça existe. (l'horloge comtoise faisait déjà ça, donc on revient aux Suisses d'une certaine façon. Et, plus sérieusement, des moteurs qui tirent des gros poids avec l'électricité, et le relaissent tomber pour récupérer l'énergie, il y en a depuis longtemps. Il me semble qu'on en avait même parlé il y a quelques temps dans une autre de tes questions...)
    J'ai même fait du consulting (il y a déjà presque 10 ans) pour une boîte qui développait un tel projet de stockage d'électricité... qu'ils appelaient "horloge comtoise", du moins en interne).

    Il y a aussi des projets pour faire la même chose à une dimension au dessus, en mer. L'avantage : pas besoin de construire de hautes tours: il suffit d'une grande corde et d'un bateau. Allez au dessus de la fosse des mariannes, et faites tomber votre poids de 11 kilomètres depuis votre bateau en récupérant l'électricité de la poulie quand elle tourne. Et quand vous avez de l'électricité à stocker, remontez avec un moteur (le même que celui qui génère de l'électricité quand on relaisse tomber le poids). Je caricature un peu, bien sûr, la simplicité. Ça demande un peu de logistique pour éviter que les cordes (puisque, forcément, on ne fait pas ça pour un seul poids) s'emmêlent.
    Mais enfin, c'est le même principe. Avec beaucoup plus de hauteur disponible, donc beaucoup plus d'énergie potentielle, et ça, sans même avoir besoin de grue.

    Le projet cité ici (même si l'article n'en dit rien, mais c'est ce qui me saute aux yeux) compense le manque de hauteur (leur grue n'ira jamais à 11 kms de haut), par le fait qu'ils peuvent empiler des blocs (en réutilisant la même turbine et la même chaîne pour toute une pile de bloc, grâce au fait que la grue est un petit robot, capable de choisir un bloc, le prendre, le monter au sommet de la pile, ou au contraire le laisser tomber en bas de la pile). Donc en terme de densité de stockage ça doit être pas trop mal non plus. Enfin, pas trop mal en comparaison de ce à quoi on arrive d'habtiude avec ce genre de méthode.

    Car (et ça aussi je me souviens en avoir déjà parlé dans une autre question) ce genre de méthode est sinon assez décevant en terme de stockage.

    Prenez la grue à tour la plus puissante du monde, par exemple. Elle peut lever 240 tonnes à 44 mètres. Et bien ça ne fait que 100 millions de joules. 30 kWh environ, sans compter la perte de rentabilité à l'aller et au retour.
    10 fois moins que ce qu'il faut pour faire le "plein" d'une seule voiture électrique...
    Vous imaginez le nombre de grues qu'il faudrait pour stocker une quantité utile d'énergie?
    Pour stocker juste la production d'une bonne journée d'une éolienne banale (celle qu'on voit le plus souvent de nos jours) il faudrait 1000 de ces grues !!!
    Or c'est souvent ça l'heuristique qu'on retient pour la capacité de stockage : il faudrait être capable de stocker une journée (histoire de pouvoir consommer la nuit ce qui est produit le jour par exemple).

    En générale, elles vont par fermes entières ces éoliennes. Pour que ce stockage soit utile, il faudrait des centaines fois plus de surface consacrée au stockage qu'aux éoliennes...

    Là, mon impression est que cette startup diminue un peu ces chiffres déprimants, en utilisant la même grue pour plusieurs blocs de 200 tonnes (ce qui dit comme ça est évident. Mais c'est parce que j'ai d'entrée de jeu pris l'image de la grue, qui après tout sert à ça). Si la grue peut avoir 1000 blocs de 200 tonnes empilés dans son rayon d'action. Enfin, 2000, puisque du coup les hauteurs s'étalent de 0 à 44, dans mon exemple. Et à condition de savoir les empiler si haut sans risque, alors, une seule grue peut stocker l'énergie quotidienne d'une éolienne.

    Les chiffres cités dans l'article disent en gros cela d'ailleurs.

    L'image de synthèse est en revanche trompeuse. Elle montre une ferme de production d'énergie renouvelable, au mileu de laquelle trone une unique machine de stockage. Ce qu'il faudrait est plutôt l'inverse pour être utile : une ferme de stockage, avec au mileu deux ou trois unité de production. Ou en tous cas, si ce système tient ses promesses, au moins du 50/50 : autant de place occupée par le stockage que par la production.
    Ce n'est qu'une image d'illustration. Mais ce n'est pas anodin. Ça sert à donner l'illusion que leur truc permettrait de comber les besoin en stockage de toute une ferme de production. Alors que, dixit leurs propres chiffres (probablement très surestimés) c'est loin d'être le cas.



    Bref :
    * c'est pas nouveau du tout
    * c'est simple et "évident" comme idée. Mais c'est peu efficace. Vous avez cité les pyramides ? Vous savez combien d'énergie potentielle il y a dans Kheeps ? La production d'une quinzaine d'éolienne pendant 1 journée... décevant, non ? Il faudrait 4000 pyramides de Kheops sur toute la France pour pouvoir envisager de remplacer le nucléaire par du mix d'énergie renouvelables (et en supposant que stocker 1 journée suffise...)
    * Si l'innovation est celle que je crois (justement, une grue qui constuit et déconstuit Kheops sans intervention humaine chaque jour, au lieu d'avoir juste un poids attaché à une chaine attaché à un moteur, façon horloge comtoise), alors au moins, cette image (même si elle reste astronomique) depuis réaliste. Alors que sans cela, il faudrait démonter les 4000 pyramides de kheps, et suspendre chacun des blocs à une chaîne accrochée à un moteur. Donc si c'est ça (mais même cela, je ne m'engage pas sur le fait que c'est nouveau) alors l'innovation, c'est que maintenant il ne suffit plus "que" d'avoir 4000 chantiers automatisés de Kheps en France pour résoudre le problème, alors que avant il fallait des millions de systèmes "moteur, chaine, poids"...
    7 réponses · Physique · Il y a 2 semaines
  • L'évolution des espèces peut-elle dépendre des avancées technologiques ?

    Meilleure réponse : Darwin l'aurait imaginé avec des exemples de son temps. L'évolution naturelle était déjà arrêtée en son temps. Je vous fais remarquer d'abord que vous parlez d'évolution extrèmement courte, et que l'évolution, si elle devait se faire là dessus, prendrait bien plus de temps. Vous dites... afficher plus
    Meilleure réponse : Darwin l'aurait imaginé avec des exemples de son temps. L'évolution naturelle était déjà arrêtée en son temps.

    Je vous fais remarquer d'abord que vous parlez d'évolution extrèmement courte, et que l'évolution, si elle devait se faire là dessus, prendrait bien plus de temps. Vous dites "autrefois on retenait 10 numéros de téléphones, aujourd'hui, non".
    Mais si on doit parler en termes générationnels là dessus, c'est trop rapide : vos gamins ne retiennent pas de numéros de téléphone, parce qu'ils ont tous les numéros dans leur carnet de 300 contacts. Vous reteniez 10 numéros. Et vos parents ne retenaient pas de numéros, parce qu'ils n'avaient pas le téléphone.

    La génération qui a retenu 10 numéros de téléphone est une exception, qui n'a duré que quelques décennies. Une parenthèse, qui n'aurait pas pu avoir le moindre effet évolutif, même si retenir des numéros de téléphone avait été un avantage évolutif.
    Un avantage évolutif doit exister pendant des milliers d'années au bas mot pour influencer l'évolution naturelle de l'être humain.

    Donc ce que vous appelez les avancées technologiques (smartphones etc) changent bien trop vite.
    Il y a des congniticiens, qui, très sérieusement, disent que internet change la structure de notre cerveau. Et qui disent d'ailleurs que ce n'est même pas forcément une mauvaise nouvelle (pour caricaturer, on échange mémoire contre capacité cognitive. Culture contre intelligence). Mais ce n'est pas de l'évolution naturelle. C'est juste de l'apprentissage. Exactement comme un gamin plongé dans un environnement multilingue développera sa capacité à apprendre les langues. Sans que ça signifie quoi que ce soit pour les capacités de ses propres enfants.


    Donc, non, ça va trop vite pour l'évolution.


    Et ça, c'était le premier élément de ma réponse, qui commençait par "si ça constituait un avantage évolutif".

    Mais il y a le 2e élément : ça n'est pas un avantage évolutif (la technologie ne change pas les capacités qui sont un avantage évolutif, pour être précis).
    Retenir des numéros de téléphones, par exemple, même si l'ère des téléphones à cadran avait duré 10.000 ans au lieu de 50, n'aurait pas été un avantage évolutif.
    On n'a pas plus de chance de survie parce qu'on sait retenir des numéros de téléphones.
    On pourrait débattre des chances de reproduction. Mais en réalité, celui qui ne sait pas retenir un numéro se débrouillera quand même pour noter les numéros dont il a besoin pour ses opportunités de reproduction...


    En fait si la technologie, et, plus précisément, la civilisation et la science, ont un effet sur l'évolution, c'est plutôt en la stoppant.
    Je sais que c'est difficile de juger de l'intérieur (c'est difficile d'avoir maintenant le recul nécessaire pour savoir si on est en train d'évoluer). Mais enfin, l'évolution fonctionnait par sélection des plus aptes. Donc ceux qui ont des capacités innées leur permettant d'échapper aux prédateurs ou aux maladies survivent et transmettent leur capacités.
    Le problème, c'est que de nos jours, c'est devenu anecdotique les prédateurs et les maladies. Ne vous méprenez pas : il y a encore des tas de maladies (moins de prédateurs) incurables. On finit même tous par mourir de l'une d'elles (même si passé un certain âge on cesse de mentionner la maladie pour dire "de vieillesse", c'est quand même une maladie qui emporte les vieux). Seulement, du point de vue de l'évolution, ce qui vous arrive après 40 ans importe assez peu. Après 40 ans, vous avez transmis vos gènes, votre rôle sur la terre est terminé du point de vue évolutif. Le reste c'est du bonus perso. Mais on n'était pas tellement prévu pour vivre plus vieux. Donc les maladies qui vous tuent après 40 ans n'ont aucune raison de disparaitre. L'évolution n'a rien à gagner à s'en débarasser (j'ai une maladie génétique qui réduit mon espérance de vie. Mais ne la réduit qu'à environ 65 ans. Et encore, chez ceux chez qui elle n'est pas surveillée. L'évolution ne se débarassera jamais de cette maladie. Pourtant elle est génétique. C'est le plus simple à virer. Et elle est assez répandue - c'est la maladie génétique la plus répandue. Mais bon, il n'y a aucun avantage évolutif à la supprimer. Donc ça restera comme les blonds ou les gens aux yeux bleus : il y en aura toujours une minorité, mais il y en aura toujours)

    Et les maladies qui tuent avant 40 ans, il y en a aussi, sont devenues trop rares. Je sais de quel cynisme j'ai l'air de faire preuve, mais c'est une réalité : si socialement, chaque mort d'un enfant est un drame, du point de vue évolutif, maintenant qu'il y en a si peu, c'est juste un pourcentage de perte acceptable. Comme les 7% de perte de l'armée quoi: en dessous de ce seuil, pas la peine de faire des efforts pour diminuer le taux.
    Or, dans les pays développés du moins, c'est le pont sur lequel les progrès de la médecine sont les plus spectaculaires (l'essentiel de l'espérance de vie qu'on a gagné vient de là d'ailleurs) : la mortalité infantile est passé d'une certaine banalité (regardez les arbres généalogiques d'il y a seulement 100 ans ; les familles avec 7 enfants dont 4 ayant survécu, c'était assez banal), à une rareté dramatique (si vous croyez que nous avons vraiment gagné 30 ou 40 ans d'espérance de vie par rapport à nos arrières grands parents, vous vous trompiez : c'est l'espérance de vie à la naissance qui a bondi. Mais en réalité, si on regardait l'espérance de vie à 15 ans, cad de ceux qui ont survécu à l'enfance, elle n'a pas évolué si spectaculairement. La moyenne était tirée par le bas par les morts à 2 ans. Elle ne l'est plus)

    Donc de nos jours, on ne voit plus bien quel avantage évolutif l'évolution pourrait bien installer : un avantage évolutif c'est ce qui permet d'avoir plus de chance de survivre jusqu'à ses 40 ans, et le taux de gens qui ne le font pas déjà est devenu trop petit pour laisser une mage significative à un avantage évolutif

    (Certes, si quelques épidémies comme Ebola se généralisent, quelques hécatombes pourraient encore doter nos descendants - du moins les rares d'entre eux qui ont survécu - de la capacité de résiter à Ebola)


    Il reste la capacité de reproduction. Mais là, je vous ramène à Idiocracy. Même si c'est une comédie potache, elle met quand même le doigt sur un autre fait: c'est pas forcément les plus "évolués" qui se reproduisent le plus.


    Bref : dans un monde où on ne meurt presque plus avant 40 ans, et où la capacité à se reproduire ne semble pas tellement obéir à des règles d'évolution, il n'y a plus d'évolution, pas même du fait de la technologie.
    14 réponses · Biologie · Il y a 2 semaines