Peut-on à la fois être et ne pas être?

That is the question! (Comme ça, celle-là, elle est faite.) Dernièrement, j'ai relu François Villon... Faut pas trop chercher le rapport, même si y'en a un, c'est juste que l'association d'idées n'a qu'une importance minime. Mais si la poésie, comme la philosophie, sont "ce qui... afficher plus That is the question! (Comme ça, celle-là, elle est faite.)
Dernièrement, j'ai relu François Villon... Faut pas trop chercher le rapport, même si y'en a un, c'est juste que l'association d'idées n'a qu'une importance minime. Mais si la poésie, comme la philosophie, sont "ce qui est" alors ça veut dire que tout le reste "n'est pas"?!
Quand on détermine "l'essence du monde", ce serait peut-être bien de la déterminer, non?

Quant à Shakespeare (Secouepoire, pour les intimes, c'est la traduction littérale), il était bien mignon, mais en tant qu'homme de théâtre, il savait parfaitement que sur scène, il était tout en n'étant pas. A moins de confondre l'acteur d'avec son rôle, un personnage de théâtre est incarné par un être (le comédien) tout en n'étant pas, puisque toute perception théâtrale procède de l'illusion. Donc, en fait, ce grand débat "être ou ne pas être" c'est une blague ou quoi ou qu'est-ce? Bon sang! Dans quelle étagère, ai-je laissé pourrir le Danemark?!
Mise à jour: /edit: Il est toujours très impressionnant de lire au travers de vos interventions les multiples définitions que chacun(e) donne à ces deux concepts fondateurs devenus des "notions" que l'on fait semblant de maîtriser. Je ne prétends pas le faire d'ailleurs. Elles sont trop vastes. Disons juste... afficher plus /edit: Il est toujours très impressionnant de lire au travers de vos interventions les multiples définitions que chacun(e) donne à ces deux concepts fondateurs devenus des "notions" que l'on fait semblant de maîtriser. Je ne prétends pas le faire d'ailleurs. Elles sont trop vastes. Disons juste que si vous vous lisiez vraiment les un(e)s les autres, si vous preniez le temps de lire les interventions de chacun(e), vous liriez l'incroyable vitalité de la pensée, aussi futile parfois soit-elle, qui nous entoure.
Mettre à jour 2: Quant à mon insolente question, elle est l'énième redite de chose que j'ai écrites de nombreuses fois ici. J'en arrive à me plagier moi-même! N'est-ce pas le comble du non-être? :-) L'illusion imitant l'illusion. Et pourtant, c'est bien ce que nous sommes tous ici: des non-êtres. Selon... afficher plus Quant à mon insolente question, elle est l'énième redite de chose que j'ai écrites de nombreuses fois ici. J'en arrive à me plagier moi-même! N'est-ce pas le comble du non-être? :-) L'illusion imitant l'illusion. Et pourtant, c'est bien ce que nous sommes tous ici: des non-êtres. Selon les définitions classiques un avatar virtuel serait un "sur-non-être" car potentiellement infini. La négation de l'être capable de lui en voler ses qualités.
Mettre à jour 3: Un avatar virtuel est un "objet" mais il a le statut légal du "sujet" (propriétés et libertés individuelles lui sont reconnues), un avatar "peut" et "doit" il existe donc ici une morale dont découle des comportements sociaux spécifiques (de la nétiquette aux chartes).... afficher plus Un avatar virtuel est un "objet" mais il a le statut légal du "sujet" (propriétés et libertés individuelles lui sont reconnues), un avatar "peut" et "doit" il existe donc ici une morale dont découle des comportements sociaux spécifiques (de la nétiquette aux chartes). C'est à dire que chaque avatar est considéré dans son unicité par rapport au multiple. Un avatar est capable de changement (il peut changer de formes, d'apparences et même de nom) tout comme chacun(e) peut changer de looks, de couleurs de cheveux et même de nom de famille pour les femmes mariées. Un avatar n'est donc pas un objet clos sur lui-même mais "en devenir" comme disait Heidegger.
Mettre à jour 4: Et pourtant... Il n'est pas "libre", il dépend de "nous". Il n'est donc pas "être", il "demeure" (afin de l'opposer à son devenir) non-être mais s'incarne en véritable sur-non-être nietzschéen. Si vous saviez à quel point je trouve sociologiquement logique le... afficher plus Et pourtant... Il n'est pas "libre", il dépend de "nous". Il n'est donc pas "être", il "demeure" (afin de l'opposer à son devenir) non-être mais s'incarne en véritable sur-non-être nietzschéen. Si vous saviez à quel point je trouve sociologiquement logique le retour en force de Nietzsche sur les rivages inconnus et aventureux des mondes des jeux-vidéos et des mmorpg! Les mondes persistants des mmo sont un véritable Eternel-Retour "tangible" et "palpable"... si vous me permettez l'emploi de ces adjectifs clarifiant et épaississant le problème tout à la fois.
Mettre à jour 5: Et dernier point mais non des moindres, un avatar "existe" à la Sartre dans le regard d'autrui. Un regard pouvant même traverser les frontières et les barrières de la langue. En Inde, en Afrique, en Chine, bref à l'autre bout du monde, des avatars ont pu croiser le mien, et leurs... afficher plus Et dernier point mais non des moindres, un avatar "existe" à la Sartre dans le regard d'autrui. Un regard pouvant même traverser les frontières et les barrières de la langue. En Inde, en Afrique, en Chine, bref à l'autre bout du monde, des avatars ont pu croiser le mien, et leurs "créateurs" ont pu observer cet "objet-sujet" qui me représente sans que je n'en sache rien. Sans avoir besoin de faire l'effort de connaître: je suis connue. Reste à savoir si l'identification établie entre le "sujet" (nous) et notre avatar est pertinente... Bah alors? Vous voyez bien que vous êtes tout en n'étant pas, au même moment en plus!
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