Anonyme
Anonyme question posée dans Arts et sciences humainesHistoire · Il y a 1 mois

Mettez-vous à la place d’un président turc qui s’est enlisé dans une invasion qui n’a plus grand sens ?

Pour quitter le terrain il vous faut un prétexte pour ne pas perdre la face -par exemple que vous avez rétabli l’ordre dans la région qui est maintenant devenu paisible…- ou bien de faire en sorte que ce micro-conflit devienne un macro-conflit en faisant en sorte que d’autres pays vous soutiennent dans votre erreur.

La position de la Turquie est délicate car elle est illégale et difficilement tenable. C’est la raison pour laquelle les Russes « négocient » « rien » sinon l’application des accords de Sotchi de 2018 puis peut-être une fin honorable que ce conflit.

Ne jamais perdre de vu que la fin de l’empire turc s’est également conclu sur une succession de défaites militaires : il y a la Syrie mais ne pas oublier aussi la Libye où là-bas c’est également la Russie qui fait le jeu.

7 réponses

Évaluation
  • Anonyme
    Il y a 1 mois
    Réponse préférée

    Difficile de faire des pronostics précis dans la situation crisique actuelle.

    La Syrie livre une guerre de nature existentielle depuis plus de 9 ans… A ce seul titre, il me semble que le peuple syrien et son dirigeant choisi par lui méritent le respect dû aux braves.

    Son armée nationale mène actuellement une grande offensive autour de la ville d’Idlib, enclave où se concentrent désormais les rebelles djihadistes. Loin de former un front commun, ces derniers se divisent en plusieurs courants qui n’hésitent pas à se combattre entre eux. Les plus radicaux, relevant de la mouvance Al Qaïda semblent s’être imposés sur les autres.Pour autant,ils ne sont pas soutenus par R. Erdogan qui réserve son encadrement actif aux rebelles djihadistes de ce qui reste de « l’armée syrienne libre ».

    La suite des récents succès militaires remportés par le pouvoir syrien ouvre l’espoir, pour celui-ci, d’une proche victoire majeure, et donc d’un rétablissement de la paix à l’intérieur de ses frontières.

    En face, R.Erdogan est résolu, dans ses ambitions néo-ottomanes, à garder la main sur cette partie de la Syrie. Non plus seulement par l’intermédiaire de « ses » djiadistes mais par l’engagement, déjà effectif, de sa propre armée pour contrer les avancées des forces syriennes. Il ne se prive pas de le proclamer avec virulence et, comble du comble, d’ordonner aux soldats syriens de se retirer. On voit ainsi en quelle valeur il tient les accords de Sotchi!

    Il est vrai que l’armée turque est supérieure à l’armée syrienne, pourtant très aguerrie après les années d’épreuve imposées par l’étranger.

    Mais la Russie est aux côtés de la Syrie qui bénéficie ainsi du poids de la supériorité aérienne déterminante de l’armée russe.

    L’engagement des russes auprès des syriens, en 2015, a été un évènement géopolitique majeur en ce qu’il a d’abord signifié que le temps de l’unilatéralisme US était révolu. De ce point de vue, il est peu probable que le pouvoir russe revienne en arrière. Pour lui également, il y a quelque chose de l’ordre existentiel.

    Aussi, le tableau qui est sous nos yeux aujourd’hui ne rend pas optimiste, une conflagration régionale d’ampleur n’étant pas du tout à exclure. R. Erdogan en a -t-il mesuré tous les risques, pour lui-même et son peuple? Il est permis de s’interroger.

    S’il ne peut pas compter, théoriquement, sur un appui direct de l’Otan, il peut néanmoins tenter de « faire monter les enchères » auprès des pays occidentaux pour les contraindre à agir en son sens.

    En effet, de nombreux djihadistes et leurs familles ont été repoussés de toute la Syrie vers Idlib, au fur et à mesure de la reconquête de son territoire par le gouvernement syrien.

    Ces rebelles n’auront pas d’autre choix que d’aller vers la Turquie, qui compte déjà environ 4 millions de réfugiés sur son sol. La menace d’activer les flux de l’ensemble de ces personnes vers l’Occident a déjà été employée par R.Erdogan pour obtenir en retour des subventions de l’UE. On ne voit pas ce qui l’empêcherait d’user à nouveau de ce moyen de pression, sachant qu’il se débarrasserait ainsi des djihadistes les plus radicaux venant d’Al Qaïda.

    Il serait logique qu’une porte de sortie finisse par être trouvée pour R.Erdogan, une porte de sortie lui permettant de sauver la face. La logique n’est cependant pas toujours au rendez-vous. En tout cas, on peut craindre qu’il ne se résigne à un telle issue qu’après avoir joué tous ses atouts.

    Autrement dit, les européens ne doivent pas nourrir l’illusion que les évènements en cours en Syrie, quoi qu’il advienne, ne les concerneront pas.

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
  • Anonyme
    Il y a 1 mois

    Tandis que les turcs s’acharnent entre saraquib et taftanaz sans faire de gros gains, sinon forger à leur usage un petit chaudron, les syriens progressent à toute vitesse au sud de la province occupée. L’incapacité des rats à défendre les territoires occupés en dit peut-être long sur le rapport de force.

    L’Armée arabe, syrienne a éliminé Abu Obeida Kansafra, un haut responsable militaire de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), affilié à al-Qaïda, et l’un des principaux fondateurs du groupe terroriste.

    Abu Obeida, dont le vrai nom était Ibrahim al-Rahmoun, a été grièvement blessé lors d’ affrontements avec l’ élite de l’armée 25 e Division des Forces spéciales autour de sa ville natale, Kansafra, dans le sud d’Idlib, tôt ce matin du 27 février. En quelques heures, il a été déclaré mort par HTS et des sources djihadistes.

    Il y a quelques années, al-Rahmoun, qui supervise la plupart des activités militaires du HTS, a perdu son bras droit lors d’affrontements avec l’AAS.

    Ironiquement considéré comme le « bras droit » du chef général du HTS, Abu Mohamad al-Julani, al-Rahmoun a joué un rôle clé dans la formation du groupe. Le terroriste tué a été photographié à côté d’al-Julani dans plusieurs de ses récentes apparitions.

    https://southfront.org/al-julanis-right-hand-elimi...

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
  • Il y a 1 mois

    La mégalomanie est un syndrome psychologique, un trouble du comportement. Il s’agit d’une surestimation de ses capacités. Communément nommée "folie des grandeurs", la mégalomanie est assez fréquente dans l'histoire.

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
  • Anonyme
    Il y a 1 mois

    Les terroristes du régime turc ont déjà réoccupé entre 5 et 10 % de l’autoroute M5.

    Le sultan de l’OTAN fait le sale boulot au nord et les sionistes au sud.

    https://pbs.twimg.com/media/EGSo5I0XkAAzJr5.jpg

    Un drone israélien porte une frappe sur le Golan, au moins un civil syrien tué

    https://fr.sputniknews.com/international/202002271...

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
  • Que pensez-vous des réponses? Vous pouvez ouvrir une session pour attribuer un vote à la réponse.
  • Anonyme
    Il y a 1 mois

    Erdogan ne semble pas avoir compris que syriens et russes veulent en finir avec ce petit jeu de dupes .

    Il se croit très malin , alors qu’il est juste un imbécile menant son peuple dans une aventure qu’il regrettera et ce pour des intérêts contraires à ceux de la Turquie et de cette région .

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
  • Anonyme
    Il y a 1 mois

    Le problème vient surtout  de la Russie qui s'introduit dans  un conflit qui ne la regarde pas… et qui fout le bordel.

    Que les Syriens s' arrangent avec leurs problèmes.

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
  • Anonyme
    Il y a 1 mois

    j'm le président truc

    • Commenter avatarOuvrez une session pour répondre aux questions
Vous avez encore des questions? Obtenez des réponses en posant vos questions maintenant.