Monde d'après : sachant que les économistes ne sont pas foutus de nous dire s'il faut travailler moins ou travailler plus, dans le doute...?

4 réponses

Évaluation
  • Lv 7
    Il y a 4 mois

    " mais pour les économistes, les entreprises ont déjà tous les outils pour assouplir le temps de travail, dans un sens ou dans l’autre."

    Comment rendre son article inutile dès le premier paragraphe...

    Peut-être qu'un jour "les économistes" comprendront que les besoins des boîtes sont différentes (d'ailleurs,certaines sont déjà aux 32H sans problème), et devenues imprévisibles pour celles qui viennent de découvrir les atouts du télétravail?

  • Anonyme
    Il y a 4 mois

    En fait, il faut produire beaucoup de bénéfices quelque soit la méthode...

  • Il y a 4 mois

    Avant de donner une réponse il faut mettre en place le cadre et les points essentiels :

    − les dépenses des entreprises,

    − la demande qui dépend

    − du pouvoir d'achat

    − le coût du chômage

    − la flexibilité de l'emploi en entreprise

    − les évolutions techniques

    − le contexte environnemental

    Sans demande, inutile de produire plus, le mantra des chantres de la SCIE qui a déjà coupé notre branche en train de tomber au fond du précipice. Donc pas de travail supplémentaire. En fait peut-être même que le temps de travail actuel est trop important pour produire ce qui est demandé.

    Certains qui ici confondent les cotisations avec des charges, sans doute à cause de leur vision esclavagiste de l'emploi, oublient qu'une bonne part de ces cotisations vont  :

    − aux chômeurs qui ne produisent pas de richesse

    − aux malades et vieux qui consomment toujours, comme les chômeurs

    − aux assos qui aident tout ce petit monde à rester actifs et dont à consommer.

    Donc si d'un côté en faisant travailler les chômeurs on pourrait gagner des profits et réduire des cotisations, de l'autre ces cotisations reviennent en partie par la consommation.

    Mais d'un autre côté, les crétins d'économistes ultralibéraux vous diront que le plein emploi est mauvais car alors il retire aux employeurs le moyen de pression pour baisser les salaires en montrant la file d'attente des chômeurs qui n'attendraient qu'une faiblesse pour nous piquer notre travail. Et que c'est le levier d'ajustement de l'inflation mauvaise pour la finance, ces 90 % de l'économie totalement virtuels et déconnectés des réalités…

    D'un autre côté la robotisation qui a déjà pris bien des emplois semble aller vers un nouveau niveau, avec l'IA et le travail en collaboration avec les hommes. Et cette IA est annoncée comme menaçant même des emplois de bureaux ; certaines déjà rédigent des articles de presse, vous me direz que c'est facile vu que les étudiants en journalisme apprennent à formuler comme leurs aînés les mêmes poncifs sur les mêmes sujets où si les valeurs¹ changent, les leviers, les principes, les idées restent les mêmes et fournissent les mêmes analyses.

    Je m'éloigne, pardon. La robotisation va réduire le nombre d'emplois ou le nombre d'heures à travailler pour un profit équivalent ou supérieur. Donc potentiellement on pourra toujours payer à un niveau comparable pour un nombre d'heures moindres. Et c'est Davos et d'autres qui incitent a y aller, annoncent que c'est l'avenir, pas les Économistes Atterrés…

    Donc pour l'instant la balle est dans le camp de la réduction du temps de travail, ce qui c'est embêtant, laisse du temps pour réfléchir, aider, s'investir, socialiser, aux employés libérés et soulage d'une pression lénifiante et asservissante les chômeurs. Comment ? Un relâchement de la contrainte sur la population qui va pouvoir mieux s'intéresser à la situation du pays et du monde ! Pas bon ça.

    Une limite importante bien sûr est la flexibilité de l'emploi dans les petites entreprises. Parfois la charge de travail n'est portée que par un poste : comment la répartir sur plusieurs personnes à qui on répartirait le temps de travail ? Sur une chaîne de fabrication ou distribution, ok. Dans un bureau, c'est plus tendu. Dans une TPE où chacun a des compétences bien spécifiques c'est pour ainsi dire impossible. Il y a plusieurs possibilités sans doute. On peut monter en compétences pour pouvoir partager un travail sur plusieurs postes. Les nouveaux venus pourraient avoir plusieurs casquettes. Ces deux points sont aussi un défi et un plus pour les salariés qui peut être aussi motivant que d'avoir des responsabilités ou travailler dans une entreprise à la pointe de son domaine. Ou il faut passer par des prestataires externes, un partage d'une même personne comme on partage des ressources. La question reste ouverte. Pour eux la réduction du temps de travail n'est sans doute pas à l'ordre du jour.

    Enfin le point crucial est le contexte environnemental dramatique qui impose d'agir vite et profondément sur nos modes de vie, nos sociétés.

    Les contraintes physiques et biologiques sont là, nous les avons atteintes. Tel quel nous ne pouvons plus progresser sans conséquence. Or c'est ce que le nouveau ancien monde fait, en pire. Nous avons l'obligation de changer or quel meilleur moment que ce moment de crise où nous voyons tous les problèmes, les causes, les conséquences et les effets d'une décroissance IMPOSÉE, en particulier sur la nature.

    Car d'ici peu si on continue à suivre les suicidaires qui nous dirigent − et nous ont déjà dirigé au dessus du précipice, comme R. Barre l'annonçait − NOUS N'AURONS PLUS LE CHOIX, LES CRISES BIEN PLUS GRAVES S'ACCUMULERONT ET PLUS QUE LA DÉCROISSANCE, L'EFFONDREMENT NOUS SERA IMPOSÉ.

    Donc agissons dès aujourd'hui, transformons nos sociétés. Et cela va par CONSOMMER MOINS MAIS MIEUX. Moins signifie moins de dépense, mais mieux signifie un coût plus important. Donc l'un dans l'autre les dépenses et les recettes peuvent rester comparables. Mais reportés sur certains produits ou secteurs au détriment d'autres. L'important c'est que le volume économique peut être assez similaire même en baisse. Qu'il y aura d'un côté comme l'autre des baisses de coûts : moins de consommation égale moins de matière première et d'énergie pour la transformation et la gestion des déchets, donc moins de coûts. Moins de coûts égale des prix de meilleurs produits qui ne compensent pas l'ensemble des produits de moindre qualité qu'ils remplacent donc un meilleur pouvoir d'achat, pas nécessairement réduit.

    La protection de l'environnement génère aussi de l'économie et des emplois. C'est déjà le cas.

    Plus généralement le développement durable avec toute la partie sociale, vous savez ces « inutiles, inactifs, non productifs » qui consomment quand même.

    En conclusion, globalement parce que les contraintes physiques et environnementales (au sens générique) et que l'analyse de l'évolution de l'activité professionnelle sont plus souvent en faveur d'une baisse du temps de travail, c'est certainement ça qui globalement aura lieu et doit avoir lieu.

    Mais ce n'est pas sans avoir conscience que dans certains cas, secteurs, tailles d'entreprises, ce ne sera pas simple voir envisageable.

    Clairement, une révolution (douce) du monde du travail et des mentalités doit avoir lieu, et vite.

    Source(s) : ¹ un chiffre est au nombre ce que la lettre est au mot
  • Il y a 4 mois

    Les 32h sont possibles sans perte de salaire, "Mais les entreprises devront "renoncer à une partie de leurs profits pour accroître les salaires" selon Mme Bruyère, digne représentante de cette bande de crétins que sont les économistes atterrés

    Faudrait il encore que dans les TPE PME, ou bossent la majorité des salariés français, il en reste, des profits, après le confinement, pour financer les 32h...

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